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"الجمهورية" تقترح عليكم نبذة عن حياة المناضل جون ماري لاريبار

يوم : 11-09-2017 بقلم : صحري فضيلة
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Jean –Marie LARRIBERE
 La famille Larribère  totalement impliquée dans la lutte de libération nationale était particulièrement ciblée par les nervis de l’OAS
 Camille l’oncle, Jean-Marie, le papa et les filles  Lucie Aline et Paulette 

Camille Larribère

Le docteur Jean- Marie  Larribère est né en 1892  de parents instituteurs, lui-même enseigna quelque temps avant de s’inscrire en 1927 à la faculté de médecine d’Alger en spécialité gynéco-obstétrique 
Son implication dans les luttes sociales le porteront à adhérer tout naturellement au communisme, son cabinet situé à M’dina J’dida servit de lieu d’accouchement à une couche défavorisée, tant pieds noirs qu’algérienne, il dirigea au cours des années 40, la clinique d’accouchement  boulevard du Front -de –Mer  
Il est  élu au conseil municipal en 1945 
 En 1953 le docteur Larribère prend part aux manifestations des dockers d’Oran qui avaient refusé de décharger les armes  destinés à l’Indochine 
 Au déclenchement de la lutte armée ,  aidé de  ses deux filles il amassait dans sa clinique des médicaments pour les blessés de l’A.L .N et prodiguait des soins aux musulmans blessés par les tirs de mortier, il  fut à maintes reprises menacé de mort par les Ultras « Algérie-française »
 Le docteur Larribère, dont les prises de position étaient  favorable au FLN, avait été condamné par l’OAS pour intelligence avec l’ennemi et pour avoir porté une assistance médicale et matérielle aux Fellagha 
 Au cours de l’année 61 le « médecin  du F.L.N » comme l’appellent  les Ultras  mis dans leur collimateur depuis longtemps échappe à un attentat, une autre tentative fut perpétrée à son encontre au mois d’avril 1962
Le 24 avril 1962  la clinique du Dr Larribère  fut effectivement  plastiquée par l’OAS  une rumeur publique colportée à travers les quartiers européens faisait état  de rapt d’européens sur les axes routiers, qui une fois  emmenés dans cette clinique étaient vidés de leur sang …et  que cette  collecte de sang qui allait au profit des hôpitaux du F.L.N  était pratiquée par ce praticien tellement  honni par les pieds-noirs 
La  rumeur qui s’était  propagée  disait que : «  le F.L.N  aurait monté une clinique dans la banlieue Victor-Hugo pour se procurer du sang frais,  qu’il a été établi des barrages sur les routes du quartier, les automobilistes étaient emmenés à l’hôpital  où un médecin français, sur une table d’opération les saignait totalement
Le Mercredi 25 avril 62  communiqué OAS : 
         « À 12h   On vient  de faire sauter la clinique du docteur Y au coin de l’avenue Loubet et du Front- de -Mer. Le docteur Gomez a été neutralisé  de son côté. Il est grièvement blessé. La clinique a été évacuée   depuis quelques jours sur injonction de l’OAS. » C’est la clinique Larribère, un sympathisant du F.L.N qui dégageait des fumées après avoir été totalement détruite 
Une autre fois, plus que jamais ciblé, le docteur Larribère échappa miraculeusement à une tentative d’assassinat, le pistolet du nervi s’étant enrayé, au moment où il tira 





Les quatre filles du docteur Larribère l’un des fondateurs du parti communiste algérien  s’impliquèrent totalement dans le soutien au F.L.N, Lucie, Aline, Paulette et Suzanne 
LUCETTE LARRIBERE (1920-2014   )

Née le 9 décembre 1920 rue de Philippe Oran, Lucette Safia   est la fille du médecin Jean-Marie Larribère   connu pour ses positions anticolonialistes, dont les parents s’étaient installés à Oran en 1892 alors qu’il n’avait que cinq ans 
 Il  avait ouvert en 1928 une clinique d’accouchement au N° 8  square du souvenir, ses filles militantes communistes de l’union des femmes en 1945 apportèrent leur soutien effectif au réseau du PCA et au FLN 
Lucette effectua ses études au lycée d’Oran où elle obtient son Bac avant de rejoindre la Sorbonne pour une licence d’histoire géographie, en 1939 elle retourne à Oran avec des certificats qui lui permirent d’achever sa licence d’histoire –géo à l’université d’Alger, où elle prépara son mémoire de diplôme d’études supérieures qu’elle obtient brillamment
Au mois de décembre 1942 elle commença à enseigner dans le secondaire jusqu’en janvier 1943 date à laquelle  elle exerça en tant que journaliste à l’AFP (Agence française de Presse) jusqu’au mois de décembre 1944
Elle travailla également à « liberté » (organe du PCA)  Parti Communiste dans lequel elle adhéra au mois de juillet 1945 
Lucette cette  militante au parcours chargé, débuta son engagement pour le combat de la femme algérienne où elle fut l’une de ses dirigeantes à partir de 1946  jusqu'à 1955 
entre les années 1945- 1952 l’UFA (Union des Femmes Algériennes) est animé par Lucette en particulier, menant avec d’autres militantes des actions pour le droit de vote des algériennes, pour le droit des femmes travailleuses et particulièrement « les femmes de ménage » surexploitées dans les familles européennes  ce mouvement jouera un rôle dynamique durant cette période avant sa disparition avec la dissolution du P.C.A durant l’année 1966 
 la famille Larribère manifesta sa prise de position par une générosité sans égale à l’égard des détenus de la prison civile d’Oran qui ne recevaient pas le panier quotidien autorisé durant la détention préventive 
En 1952 sous la direction du PCA, Lucette  rejoint le quotidien « Alger Républicain »  où elle se voit confier l’équipe rédactionnelle jusqu'à sa fermeture par l’administration coloniale en septembre 1955 
en 1956 Lucette assura l’hébergement de Guerrab rescapé de la liquidation du groupe de Henri Maillot dans l’Ouarsenis à Oran 
Au début de septembre quand le réseau d’Oran tomba elle passa à la clandestinité, de 1956 au 9 juillet 1962 elle fut une active collaboratrice de la direction clandestine du PCA  assurant les liaisons avec les organisations du Parti, elle participait à la rédaction des journaux et des tracts clandestins, elle effectuait les travaux de dactylographie et de reproduction des documents communistes diffusés durant la guerre de libération nationale 
 Lucette fut l’épouse de Bachir Hadj Ali (1920- 1991), ce grand militant qui fut  secrétaire du PCA
 Au lendemain de l’indépendance Lucette continua son combat, elle reprit sa fonction, d’institutrice au lycée El Idrissi, elle participa au sein de l’IPN à l’élaboration des manuels destinés à l’enseignement de la géographie.
À partir de 1978 elle est détachée à l’université de Bab Ezzouar où elle participe aux activités de l’institut des sciences de la terre, au lendemain du coup d’état de 1965 elle milita aux côtés des familles dont les membres avaient été arrêtés 
Dans les années 1990 elle s’engage dans le mouvement féminin avec la coordination nationale des associations de femmes luttant contre l’intégrisme et le RAFD (Rassemblement Algérien des Femmes Démocratiques) où elle fut une militante active et infatigable  menacée en cette sombre période elle fut forcée à quitter le pays où en 1994 elle est membre fondateur du RAFD  à Marseille   
Le besoin viscéral de renouer avec sa ville natale la faisait constamment revenir au pays pour se ressourcer 
Elle rejoint en 1997   l’AFEPEC association féministe pour l’exercice de la citoyenneté et l’épanouissement de la personne  dont elle est membre, où elle milite sans relâche jusqu’en 2008
 Même lorsque sa santé commença à péricliter,  Lucette continuait de faire des séjours longs et réguliers à Oran poursuivant inlassablement son combat  
Elle  laissa pour la postérité un ouvrage intitulé « ITINERAIRE D’UNE MILITANTE ALGERIENNE (1945-1962) » 
Lucette nous quitta le 26 mai 2014 à Toulon, la nouvelle de son décès provoqua une profonde tristesse parmi tous ceux qui l’on connue et qui ont milité à ses côtés  et l’on aimée.
Oran, ta ville natale, est triste et te pleure aujourd’hui, Lucette
Oran vient de perdre une de ses vaillantes figures dont elle est fière
Orante rendra hommage et ne t’oubliera pas
Repose en paix Lucette !
                                                                       AFEPEC /Oran le 27 mai 2014
Autre témoignage de son amie Malika Rémaoun 
Lucette, mon amie, toila discrète qui ne voulait jamais qu’on parle de toi, tu es partout : télévision, radio, presse écrite, presse en ligne, réaux sociaux... 
Depuis 6 jours, ta ville natale, Oran te pleure, cette ville où tu as grandi et où tu es revenue t’installer
Cette ville que tu aimes et qui t’aime tant !
Oran a perdu une de ses vaillantes filles, une de ses grandes militantes de toutes les causes justes et nobles !
Tes amis-es et camarades d’Oran et de la région te rendent un premier hommage ce samedi au siège de l’AFEPEC !
D’autres hommages te seront rendus dans ta ville natale.
Tes jeunes s’organisent pour que nul ne t’oublie !
Tu es partie…mais tu resteras parmi nous pour toujours !
                                         Repose en paix, Lucette mon amie 
ALINE LARRIBERE 
Arrêtée par les forces de police coloniale pour ses activités clandestines au sein des réseaux du PCA, chargés de soutenir le FLN, elle fut condamnée à 8 ans de réclusion et  détenue à la prison civile d’ Oran 
PAULETTE LARIBERE
Engagée comme ses sœurs dans le combat des opprimés, elle  était étudiante en médecine, elle avait participé à la grève des étudiants du 16 mai 1956
 Le 4 septembre 1956 arrêtée alors qu’elle était enceinte elle fut   jugée par le TPFA, et incarcérée à la prison d’Oran où elle  accoucha d’une fillette dans le quartier des prévenus  avant d’être expulsée en France 
SUZANNE LARIBERE épouse Benabdellah 
Elle prit part avec ses sœurs à la grève des étudiants du 16 mai 1956, arrêtée avec sa sœur Paulette  le 4 septembre 1956
 Médecin, mariée à Abdelkrim Benabdellah au Maroc, à la mort de son époux, elle revient à Oran où elle  poursuit ses études elle entame une spécialité en pédiatrie à Alger
A l’indépendance elle occupe le poste de professeur chef de service à l’hôpital de Zeralda jusqu'à sa retraite 





































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